kyakwima Désiré

Le Sud-Kivu en ligne

L’horreur de Gisozi

une barbarie tirée du fond des âges,le génocide rwandais de 1994 l’aura été. Au mémorial de Gisozi à Kigali des images d’hommes et des femmes tués à la machette,des enfants mutilés… plus de 250mille victimes ayant recu de la part du gouvernement rwandais une sépulture digne reposent pour l’éternité dans ce sanctuaire. Depuis, le mémorial ne désamplit pas de visiteurs. Que justice soit faite,déclare Gasore éleve en visite au mémorial. Il estime que le TPIR n’a pas fait assez pour juger les criminels. Sentiment que partage le procureur général de la république du Rwanda, Martin Ngoga, qui explique que le transfert du tribunal dans un pays etranger diminue son impact sur la population victime. Il ajoute que les Rwandais ne se sentent pas partie prenante à cette justice qu’ils voulaient voir produire des effets pédagogiques si les procès se tenaient au pays. Mais le procureur reconnait tout de même l’importance du TPIR qui d’après lui a permis de juger et de condamner les principaux architectes du génocide sur lesquels le gouvernement de Kigali aurait du mal à mettre la main. De son côté le gouvernement rwandais, tout en abolissant la peine de mort, a mis en place un programme d’éducation des masses en commencant par les plus jeunes. De la réussite de ce programme dépendra l’avenir de tout un peuple qui cherche à se réconcilier avec lui- même.

 

juin 30, 2008 Publié par | Uncategorized | , , , | Laisser un commentaire

Dépositions contradictoires

Au procès Kalimanzira, la défense est passée à l’attaque. L’avocat de cet ancien cadre du MRND, l’ancien parti au pouvoir à Kigali,a relevé des contradictions dans les déclarations des témoins à charge;ce qui selon cet avocat laisse penser que ces témoins ne conaissent pas son client.

En 2001,le premier témoin avait affirmé devant les enquêteurs du procureur avoir vu Kalimanzira en 1993 lors d’un meeting politique, tantôt en 1994 ou tout simplement le témoin declare ne l’avoir jamais vu tenir de meeting politique en prélude au massacre organisé par lui dans le village BIKOBWA, au Rwanda. L’autre témoin, lui, a déclaré vouloir vite éclairer la lanterne de la cour sur ce dossier Kalimanzira. S’en est suivi une prise de parole désordonnée, ses phrases à peine audibles laissant croire qu’il avait une bouche pateuse… Ce qui lui a valu plusieurs rappels à l’ordre de la part du président de la cour.

Il faut dire que depuis un temps, le TPIR a renforcé ses procédures d’enquête car par le passé certains témoins ont fait leurs dépositions sous serment et par la suite ont avoué avoir menti.

juin 30, 2008 Publié par | Justice | , , , , | Laisser un commentaire

   

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